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Le Dico des Conseils de l'Atelier


La fabrication traditionnelle du papier

Le lundi 15 février 2010 par Le mag'

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La fabrication du papier sur forme ronde est un procédé très traditionnel, le plus proche du fait main (mais sans ses inconvénients - défauts, irrégularités, …) et dont le principe est resté inchangé depuis sa création au début du XIX ème.

 

 

La fabrication traditionnelle : la forme ronde

 
La fabrication du papier sur forme ronde est un procédé très traditionnel, le plus proche du fait main (mais sans ses inconvénients - défauts, irrégularités, …) et dont le principe est resté inchangé depuis sa création au début du XIX e.
Il est aujourd’hui peu courant, car plus lent et il a été remplacé dans la plupart des papeteries par la fabrication sur table plate. Néanmoins, il existe toujours des papeteries privilégiant ce procédé et la résistance du papier, notamment la papeterie d’Arches dans les Vosges pour ses papiers Arches® Aquarelle.
 

Les grandes étapes sont :

 

 

 

1.  La matière première est le linter issu de la fleur de coton. Les fibres sont choisies en fonction de leur longueur et confèrent au papier une résistance mécanique, un toucher et une absorption uniques.

2.  Les fibres de coton sont mises en suspension, c'est-à-dire qu’elles sont mélangées à l’eau. Une grande attention est portée à la qualité de l’eau dont la pureté est essentielle à la qualité finale du papier.

3.  Le mélange est ensuite raffiné pour générer des éléments fibreux de petite taille qui permettront aux fibres de s’entrelacer plus facilement et à la feuille d’avoir une excellente résistance mécanique. Il est enfin épuré par gravité pour éliminer les impuretés, et par filtration pour éliminer les agglomérats de fibres qui pourraient nuire à l’homogénéité de la feuille.
 
4.  La machine à forme ronde reproduit en continu le mouvement de l’artisan papetier qui plonge son tamis dans une suspension fibreuse et qui laisse ensuite s’écouler l’eau à travers ce dernier pour former le feuille. 
En effet, le mélange de pâte et d’eau est versé dans une cuve dans laquelle tourne un imposant cylindre garni d’une toile en cuivre. Par dépression, l’eau rentre dans la toile, déposant ainsi les fibres de cette dernière.
 
5.  C’est sur cette toile qu’est fixé le motif en relief qui laissera sa marque sur le papier et formera le filigrane.
 
6.  Un feutre, tendu par des rouleaux, passe au-dessus de la forme et décolle le papier pour le transporter vers la zone de pressage. Dans cette dernière, la pression des cylindres au contact du feutre chasse l’eau et donne son grain au papier.
 
Le papier est ensuite séché au contact de cylindres chauffés par la vapeur.
 
Dans certains moulins à papier qui ont gardé des procédés traditionnels, le papier est passé dans un bain de gélatine, puis séché. C’est notamment le cas aux papeteries d’Archesâ qui réalise un gélatinage à cœur de ses papiers. Ce gélatinage à coeur permet aux pigments d’aquarelle de se fixer parfaitement sur le papier, aux couleurs d’être éclatantes. Il confère également une résistance exceptionnelle au grattage et au gommage.
 
 
En résumé, la machine à forme ronde permet de fabriquer des papiers :
 
  • Très résistants, car on peut utiliser des fibres de grandes longueur avec de grande qualité.
  • Très homogènes car la formation de feuille est améliorée avec une vitesse lente.
  • Très stables car les fibres sont réparties dans toutes les directions, gage d’une meilleure stabilité à l’état humide.
  • Avec la possibilité de fort grammage.
  • Avec une gamme unique de grains conférés par l’usage de feutres en laine.
  • Avec des bords frangés, appelés aussi bords à la cuve.
  • Avec une exceptionnelle résistance au grattage et au gommage, lorsqu’ils sont gélatinés à cœur.

 


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